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"La poésie avant d'être ce qu'elle est pour nous, a été dix autres choses, une espèce de missel, une espèce de chronique historique, une espèce de livre de morale, de manuel d'agriculture et de navigation; quelquefois même une encyclopédie. Au Moyen-Age, elle était le journal, où chaque genre correspondait presque à nos rubriques (le servantois c'était notre éditorial politique ou polémique; la complainte c'était nos faits divers;la poésie épique c'était notre roman-feuilleton. C'est très lentement, même après le XVIe siècle, que les hommes ont appris à rechercher la "poésie" pour y trouver de plus en plus consciemment la vitamine qui s'y trouve contenu. Et tout l'art poétique, depuis Racine jusqu'au surréalisme, parait avoir été de rechercher des concentrations toujours plus élevées de cet élément spécifique de toute poésie, trop dilué pour un goût de la poésie qui devenait de plus en plus conscient de sa recherche. Par élimination de toute finalité didactique, de toute finalité narrative, de toute finalité moraliste, de toute finalité rhéthorique, et de toute finalité mnémotechnique, la poésie est devenue de plus en plus la poésie." [Georges Mounin, Poésie et société] |
Mais.....qu'est donc la poésie ???
(j'entends une voix dire: "pas grand chose"....)
"(du grec "poiésis"= création)Art du langage visant à exprimer ou à suggérer quelque chose par le rythme (surtout le vers), l'harmonie et l'image." (Le Petit Robert)
Sommes-nous vraiment renseignés ?
578,098.76 poètes = 578,098.76 façons de faire/voir le poème...
ET LE LECTEUR ???????????????????????
ENCORE PLUS LE PAUVRE PETIT LECTEUR SCOLAIRE ..........obligé de lire de la poésie !
!!!!!.....Le PROBLEME est d'arriver à se dire face à un texte, à dire son plaisir (ou déplaisir) - avoir une relation textuelle... -, et aussi à VOIR son fonctionnement, son articulation.
...sans oublier que...
encore plus, s'il s'agit de poésie...
Le cri du poète est un appel au cri du lecteur.
(ici nous ne nommerons personne...)
Un HURLEMENT de qualité demande un HURLEMENT de qualité !!!
...choubidouuuWAhWAh!...
"gastribig aboulouc nouf geûleur naumanamanamanamouèr agulztri stubglèpctolstrommstim ulzz stuppludzz (...)"(Claude Gauvreau)
petite pause
- AIR DU POETE
- Au pays de Papouasie
- J'ai caressé la Pouasie...
- La grâce que je vous souhaite
- C'est de n'être pas Papouète.
- (Léon-Paul Fargue)
envérité(jevousl'écrit)lapoésieposeunproblèmedelecture...
(parenthèse historique):
avant le début du xxe siècle, la poésie était d'abord faite pour être entendue (ex: la poésie lyrique était chantée, l'épopée était récitée)...
"(...) la pratique de la lecture et de l'écriture devaient à la longue affaiblir le mode auditif de perception des textes au profit d'un mode visuel, et donc leur mode d'existence phonique au profit d'un mode graphique (rappelons que les débuts de la modernité littéraire ont vu, en même temps que les premiers signes de la disparition du système de la versification classique, les premières tentatives systématiques, avec Mallarmé et Apollinaire, d'exploration des ressources poétiques du graphisme et de la mise en page) -et surtout, et à cette occasion, mettre en évidence d'autres caractères du langage poétique, que l'on peut qualifier de formels (...), en ceci qu'ils ne tiennent pas au mode deréalisation, ou "substance" (phonique ou graphique) du signifiant, mais à l'articulation du signifiant et du signifié considérés dans leur idéalité." (Gérard Genette, Figures II)
un étudiant: "...et puis après...!!!..."
Ainsi l'extrait de Gérard Genette (comme la phrase que vous lisez présentement) n'est pas "une longue hésitation entre le son et le sens",
c'est un discours qui va ---------------------------------------------------------------------------------- > en droite ligne,
c'est de la PROSE.
On ne lit pas cet extrait comme on lirait:
L'étoile a pleuré rose au coeur de tes oreilles, L'infini roulé blanc de ta nuque à tes reins La mer a perlé rousse à tes mammes vermeilles Et l'Homme saigné noir à ton flanc souverain.
- (Arthur Rimbaud)
Ou
J'écris de ma main gauche La plus gauche des deux Parce que ma main gauche Ne sait pas ce que sait Ma main droite et que ma main droite en avait Assez d'aller aux écoles
- (Jean L'Anselme)
Ou
Je suis gong Dans le chant de ma colère il y a un oeuf, Et dans cet oeuf il y a ma mère, mon père et mes enfants, Et dans ce tout il y a joie et tristesse mêlées et vie. Grosses tempêtes qui m'avez secouru, Beau soleil qui m'as contrecarré, Il y a haine en moi, forte et de date ancienne, Et pour la beauté on verra plus tard. Je ne suis en effet devenu dur que par lamelles; Si l'on savait comme je suis resté moelleux au fond. Je suis gong et ouate et chant neigeux, Je le dis et j'en suis sûr.
- (Henri Michaux)
où la prose se fait plutôt rare...
un peu de Valéry, pour faire changement:
LANGAGE COMMUN (prose) ET LANGAGE POETIQUE
commun: "un moyen nécessairement grossier, que chacun utilise, accommode à ses besoins actuels, déforme selon les circonstances, ajuste à sa personne physiologique et à son histoire psychologique." AINSI, la phrase (dans la prose) est "abolie, annulée, remplacée par le sens. LA COMPREHENSION EST SON TERME."
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LA COMPREHENSION EST SON TERME LA COMPREHENSION EST SON TERME LA COMPREHENSION EST SON TERME LA COMPREHENSION EST SON TERME LA COMPREHENSION EST SON TERME LA COMPREHENSION EST SON TERME LA COMPREHENSION EST SON TERME LA COMPREHENSION EST SON TERME LA COMPREHENSION EST SON TERME LA COMPREHENSION EST SON TERME LA COMPREHENSION EST SON TERME LA COMPREHENSION EST SON TERME |
LA COMPREHENSION EST SON TERME LA COMPREHENSION EST SON TERME LA COMPREHENSION EST SON TERME LA COMPREHENSION EST SON TERME LA COMPREHENSION EST SON TERME LA COMPREHENSION EST SON TERME LA COMPREHENSION EST SON TERME LA COMPREHENSION EST SON TERME LA COMPREHENSION EST SON TERME LA COMPREHENSION EST SON TERME LA COMPREHENSION EST SON TERME |
poétique: "le problème du poète doit être de tirer de cet instrument pratique (le langage commun) les moyens de réaliser une oeuvre essentiellement non pratique."
LA poésie, c'est inutile ?!?....
donc "l'essence de la prose est de périr, -c'est à dire d'être comprise-,c'est à dire d'être dissoute, détruite sans retour, entièrement remplacée par l'image ou par l'impulsion qu'elle signifie selon la convention du langage."
LA PROSE ... c'est donc utile...??
"La poésie est radicalement distincte de toute prose: en particulier, elle s'oppose nettement à la description et à la narration d'événements qui tendent à donner l'illusion de la réalité, c'est à dire au roman et au conte quand leur objet est de donner puissance du vrai à des récits, portraits, scènes et autres représentations de la vie réelle."
ALORS ? ...la poésie serait la présentation de la vie fictive ?
Le poème, c'est la vie rêvée... la poésie, c'est le langage en flagrant délit de rêve .
"c'est l'illusion, le rêve, l'utopie nécessaire et absurde d'un langage sans écart, sans hiatus - sans défaut."
Un poème est un ciel où le poète se retire Il l'étend sur n'importe quel paysage Et les gens disent ce sont des arbres avec des champs Ou une ville avec des gens Mais le Ciel on n'y fait pas attention
- (Pierre Albert-Birot)
Le poème c'est le ciel rêvé ??? et la poésie donc ???
autre petite pause
LA MOME NEANT Quoi qu'a dit? -A dit rin. Quoi qu'a fait ? -A fait rin. A quoi qu'a pense ? A pense à rin. Pourquoi qu'a dit rin ? Pourquoi qu'a fait rin ? Pourquoi qu'a pense 'a rin ? -A'xiste pas.
- (Jean Tardieu)
DONC SI NOUS AVONS BIEN COMPRIS......
la poésie.......c'est pas de la prose et.... la prose................c'est pas ........de la poésie !!!et la prose poétique alors ?
et la prose poétique alors ??
et la prose poétique alors ??
et la prose poétique alors ??
et la prose poétique alors ???
si le poète choisit la droite ligne (le rythme de la prose) pour faire un discours qui ne va pas en droite ligne ?
LA RALENTIE
Ralentie, on tâte le pouls des choses; on y ronfle; on a tout le temps; tranquillement, toute la vie. On gobe les sons, on les gobe tranquillement; toute la vie. On vit dans son soulier. On y fait le ménage. On a plus besoin de se serrer. On a tout le temps. On déguste. On rit dans son poing.On ne croit plus qu'on sait. On n'a plus besoin de compter. On est heureuse en buvant; on est heureuse en ne buvant pas. On fait la perle. On est, on a le temps. On est la ralentie.
(...)
- (Henri Michaux)
où sont les vers ???
OU SONT LES RIMES ??
où est la prose...que je l'étrangle (que je la détexte), que je la tue...:.........................................
QUE JE LA COMPRENNE !
(à ne pas suivre ou pas...)